• La lumière sombre de l'esprit éclaire les endroits le plus discrets, les plus reculés , inaccessibles peut être. Et le rève toujours plus beau prend forme..


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  • ...les nanas nous font toujours tirer la langue...

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  • Le rêve éveillé.

     

         -Bien Monsieur, 19h30 demain.

        Elle raccroche le combiné, la tête ailleurs.

    Qui était cet interlocuteur à la voix douce mais ferme ? Elle n'en a aucune idée !

    Pourquoi lui et pas un autre ? Nul ne le sait. Seul compte le résultat, et la magie ensorceleuse des mots qui vous lie à celui qui les exprime.

           Le lendemain, elle se rend sur cette place, là où elle a rendez vous. Bordeaux est une grande ville assez calme et, si elle a une appréhension, ce n'est pas de la peur, tout au plus une petite boule à l'estomac, exprimant le trac. Elle cherche, se tourne, tente de le voir, de l'apercevoir. Mais une ombre se glisse derrière elle à son insu. Puis un souffle lui susurre dans le creux de son oreille :

          -Ne vous retournez pas, faites moi confiance et laissez vous faire.                L'effet de surprise est total. L'inconnu, en pleine rue, lui applique un foulard sur les yeux, prenant soin de le nouer avec adresse et fermeté derrière sa tête. C'est le noir complet dans son esprit ! Elle se raccroche à tout. L'odeur de ce foulard, son parfum dont les effluves se perdent autour de sa tête. Un e main la guide, la dirige, et l'aide à monter dans une voiture.

           Mais dans quelle galère t'es tu encore fourrée, lui hurle son esprit, conscient de la situation...

            Pas un mot ne fut échangé durant le trajet. Elle se lance alors dans une timide tentative, mais la réponse fuse :

            -Je vous demanderai de garder le silence !

            Le véhicule s'arrête après un trajet qui parut assez long. Une main l'aide à s'en extraire. Des marches, une porte qui s'ouvre. Les pas semblent feutrés. Certainement des tapis sur un plancher pense t elle.

    -          Je vais vous débarrasser, dit la voix.

                   On lui prit sa veste, ainsi que son sac. Et elle est là, au milieu de nulle part,                                  à attendre elle ne sait quoi. Une main la pousse vers l'avant pour la faire avancer.

    -          Ne bougez plus !

                   Alors, sur un fond musical, ajoutant à l'étrangeté de la situation, ce ne sont plus deux mains qu'elle sent, mais quatre. Deux lui défont son chemisier, pendant que les deux autres entreprennent de lui ôter sa jupe. C'est ensuite son soutien       gorge et son string qui lui sont enlevés. La voici nue, juste vêtue d'un foulard sur les yeux.

                    On lui étire les mains vers le haut, et les enserre dans des menottes de cuir. Puis les chevilles sont soumises au même traitement, en bas. Elle a l'impression de se trouver sur une croix, mais rien n'est sûr. Les mains la touchent, suivent ses courbes, les seins, le ventre, les cuisses, le sexe. Elles sont si douces.. et si c'était des mains de femme ? Mais, alors qu'elle goutte les délices aveugles de ces caresses, une cravache dure, rugueuse s'abat à l'intérieur de ses cuises et cingle cette peau fragile. Une fois, puis deux, puis, elle ne compte plus... Tandis que s'apaisent les coups, une de ces mains si douces se saisit d'un téton et le tord à l'arracher. La douleur est fulgurante, lui arrache un cri, et ce mal ce feu qui brûle son sein lui donne la nausée. Elle se mord la lèvre pour mieux supporter. Puis, ce fut la sarabande des poids, fouets, et autres pinces cravaches et bougies, ne lui laissant que peu de répit dans son agréable souffrance.

                   Enfin, on la détache.

    -          Mettez vous à genoux, ordonne la voix.

                  Elle s'exécute. Quelque chose est amené devant elle. La main pousse son buste vers l'avant. Elle sent qu'elle peut s'appuyer. On dirait un socle de bois évidé au centre. Elle repose donc son buste, et ce dernier, à l'horizontale laisse pendre ses seins vers le bas. Ses bras et ses jambes sont liés le long de ce support. Un bâillon lui est appliqué. Il y a un bruit à la porte, comme si on grattait. Des pas se dirigent vers la porte, et l'ouvre. Elle reconnaît le bruit !!!! C'est un chien. Elle tente de se débattre, mais rien à faire, pas d'animaux, elle se l'est toujours interdit !!! Non, pas ça !!! Elle imagine l'animal sur son dos, alors que ses bourreaux jouissent du spectacle de cette saillie. Son attention est détournée par des poids lourds que l'on attache à ses seins déjà douloureux. Quelque chose d'humide furette entre ses fesses, sur son sexe, elle sent la truffe du chien, son souffle, elle a le cerveau en ébullition. Un coup de langue râpeuse puis d'autres encore....  Puis plus rien...

                On lui détache les mains et lui sort son bâillon. Une bouche s'applique contre la sienne et l'embrasse avec avidité. Plus de doute, c'est bien une femme.

    Les mains la rhabillent lui laissant toujours les yeux bandés. Elle est ramenée à la voiture, et nouveau départ. Nouvel arrêt. Des mains l'aident à sortir

                -Comptez jusqu'à dix et sortez le foulard, mais pas avant.

                Elle acquiesce, mais essaye de sortir ce dernier très vite. Ses yeux noyés dans la pénombre depuis fort longtemps sont incapables de distinguer.

               Il ne lui reste de cette aventure que de doux rêves cinglants, des sensations de peur,  la peur du chien, dont elle se remémore les coups de langue avec honte, mais un certain plaisir, et un superbe foulard en soie qui reste parfumé.

     

               


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  • Je vous l'avais bien dit... Mais de toutes façons, j'étais un peu trop sage ces derniers temps.. Ca va changer

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  • Il y a......

     

    Il y a des pleurs, les yeux plissés, fatigués

    Il y a des cœurs que la douleur déchire

    Il y a des âmes qui, en se cherchant se perdent

    Il y a des esprits emmurés, prisonniers.

     

    Il y a des douleurs qui cinglent en douceur

    Il y a des cris de joie, aussi de douleur

    Il y a des liens serrés, douce brûlure

    Il y a des pleurs qui ne sont que luxure.

     

    Il y a les questions sans réponse, les comment

    Il y a les regrets, j'aurai dû sûrement

    Il y a la vie derrière, là, si prés, si loin

    Il y a le regard devant, je te rejoins

     

    Il y a les moments d'éternité, tu voles

    Il y a la complicité, c'est ça, tu oses

    Il y a le mal que tu vas offrir, tu donnes

    Il y a le plaisir lorsque enfin tu exploses.

     

     

    N...

     


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